Dames, dames, dames, que vous nous faites souffrir ! Les troubadours pour vous ont inventé l'amour ! Ils ont tout accepté de vous. Ni la frustration, ni l'égoïsme, ni les conventions sociales ne furent des obstacles. L'amour est une loi imprescriptible...

En ma Dame est toute ma joie,
En elle est aussi ma souffrance.
Je souffre plus quand elle est là
Car je crains fort qu'elle ne s'avance
Vers l'amour d'un autre que moi,
Laissant le mien en déshérence.

Que ma Dame me laisse entrer dans son verger,
Qu'elle se laisse aimer sans me donner congé.

Et je ris quand elle n'est pas là
Car à elle seule, je pense,
Amour me devient seule loi.
Ma Dame remplit tous mes sens
D'images et du son de sa voix,
Et je me fonds dans son essence.

Qu'enfin le mal d'amour cesse de me ronger,
Que nos tendres liens soient durement forgés

Même séparés, elle et moi
Sommes unis dans le silence.
Si tous deux, sous le même toit
Nous dansons la même danse,
Nous n'avons, hélas, aucun choix.
Unis dans la même souffrance.

Que ma Dame me laisse entrer dans son verger,
Qu'elle se laisse aimer sans me donner congé.
Qu'enfin le mal d'amour cesse de me ronger,
Que nos tendres liens soient durement forgés.

 

A10C

$$pub$$